CRC:Méditations quotidiennes Mercredi 1er Février

Méditations quotidiennes

Mercredi 1er Février

Saint Ignace d’Antioche

À côté des dons naturels dont Dieu avait enrichi Jacinthe et de la vivacité de son caractère droit et sincère, de son amour de la vérité, de sa docilité dans l’obéissance, vous pouvez relater quelques épisodes qu’on raconte sur sa vie  : sa force pour correspondre aux exigences du Message, la manière dont elle se sacrifiait pour le Message, comment elle le défendit devant les pèlerins et les interlocuteurs qui l’interrogeaient dans la prison, bien qu’elle fût une enfant d’un âge si tendre  ! La charité avec laquelle elle s’occupait des pèlerins et les accompagnait à la Cova da Iria pour satisfaire leurs demandes, priant à leurs intentions, disant parfois chapelets sur chapelets, les uns après les autres, parce que, quand elle finissait de s’occuper d’un groupe, un autre arrivait et, après celui-ci, un autre, et parfois, il en était ainsi des jours entiers de suite  ! De nos jours, quel enfant s’assujettirait à tout cela  ? C’était le fruit d’une grâce gratuite reçue du Ciel, oui, bien sûr, mais aussi le fruit du climat de foi, de pureté et de piété du foyer dans lequel Dieu la fit naître, et, de plus, le fruit de sa docilité à adhérer aux vérités de la foi qui lui furent enseignées, ainsi qu’aux appels du Message que le Ciel voulut lui confier. Il me semble que vous avez là un beau jardin où vous pourrez cueillir les fleurs les plus belles et les plus délicates.

Lettre de sœur Lucie au Père José Soares, 21 avril 1970
Jeudi 2 Février

Présentation de Notre-Seigneur au Temple, Saint Jean-Théophane Venard, Sainte Jeanne de Lestonnac

«  Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’il voudra vous envoyer en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé et de supplication pour la conversion des pécheurs  ? – Oui, nous le voulons.  » C’est avec la perspective de nombreuses souffrances que j’ai dit ce “ oui ”. Et le Seigneur ne nous a pas trompés, de même que sa grâce ne nous a pas manqué, comme l’avait promis Notre-Dame  : “ La grâce de Dieu sera votre réconfort. ” C’est cette grâce de Dieu qui agit en nous et nous pousse là où Dieu veut nous conduire  ; et nous sommes contents, comme des enfants qui s’abandonnent entre les bras de leur Père, qu’il nous amène sur des sentiers aplanis ou nous conduise par des chemins tortueux, mettant nos pas dans les empreintes que le Christ, qui marche devant nous, a laissées sur le sol  ; c’est gravir avec Toi la montagne du Calvaire  ; (…) c’est, par notre union intime avec Toi, être le Fils bien-aimé en qui le Père se complaît et qui voit en nous le visage de son Fils, l’Esprit-Saint qui attise en nous le feu du pur amour, lequel nous transforme en un être d’éternelle louange à la Très Sainte Trinité que j’adore, en qui je me confie, que j’aime et que je veux toujours louer. J’attends de Toi cette grâce qui sera mon hymne d’éternel amour.  »

Sœur Lucie, les Appels du Message
Vendredi 3 Février

Premier Vendredi du mois, Bse Anne-Marie Rivier, Saint Blaise

Nous devons prier le Sacré-Cœur d’une manière toute spéciale en ce premier vendredi du mois car, à l’heure actuelle, les forces du mal sont tellement puissantes qu’elles en arrivent à ne plus hésiter en face d’aucun attentat, d’aucun mal, sachant que nul n’osera rien dire. Nous devons donc redoubler de confiance en Dieu, au Sacré-Cœur de Jésus, au Cœur Immaculé de Marie. Confiance personnelle, mais aussi pour le monde entier.

Gardons notre sérénité, mais sachons prier très ardemment le Cœur de Jésus.

Notre Père, 5 décembre 1980
Samedi 4 Février

Premier samedi du mois, Saint Jean de Britto, Sainte Véronique, Saint André Corsini

J’avoue que je ne me sens jamais aussi heureuse que lorsque arrive le premier samedi. N’est-il pas vrai que notre plus grand bonheur est d’être tout entières à Jésus et à Marie et de les aimer, Eux seulement, sans réserve  ? Nous voyons cela si clairement dans la vie des saints… Ils étaient heureux parce qu’ils aimaient et, nous, ma bonne Marraine, nous devons chercher à aimer comme eux, non seulement pour jouir de Jésus, ce qui est le moins important, – car si nous ne jouissons pas de Jésus ici-bas, nous jouirons de Lui là-haut –, mais pour donner à Jésus et Marie la consolation d’être aimés.

Et si nous pouvions faire en sorte qu’ils se voient aimés mais sans savoir de qui et qu’ainsi, en échange de cet amour, Ils puissent sauver beaucoup d’âmes  ! alors, je crois que je serais tout à fait heureuse. Mais puisque nous ne pouvons pas cela, aimons-Les au moins pour qu’Ils soient aimés.

Lettre de sœur Lucie à Mme Filomena Miranda, 1927
Dimanche 5 Février

Sainte Agathe

Je veux que mon passage laisse un rayon de lumière qui montre aux foules par la foi le chemin du Ciel, la rencontre avec Dieu dans la vie, la réalité de son Être infini, immense, éternel  ! Je suis sûre que c’est là la mission qu’Il veut me destiner. Regardant l’univers, je ressens comme la responsabilité de montrer aux âmes la véritable Lumière. “ On n’allume pas une lampe pour la cacher… Qu’ainsi brille votre lumière… ”

À travers la prière, le silence, le recueillement, l’humilité, la pénitence, la retraite et la Charité  ! C’est de cela que le monde a besoin, et c’est dans la vertu que brille la lumière du surnaturel, c’est celle-ci qui montre Dieu aux âmes, comme saint Jean dans le désert désignant l’Agneau de Dieu – loin des ambitions de la terre, des convoitises et des plaisirs  ! “ Je suis venu dans le monde, mais je ne suis pas du monde. ” Parce que le monde, pour moi, n’est que le chemin pour aller à Dieu  !

Sœur Lucie après son pèlerinage à Fatima en mai 1946
Lundi 6 Février

Saint Paul Miki et ses compagnons, Saint Tite

Chers frères pèlerins, les anges voient sans cesse dans le Ciel la face de la Lumière Éternelle, et en Elle – comme dans un immense miroir devant lequel tout se passe – tout est présent, tout demeure comme gravé en caractères indélébiles  : le passé, le présent et l’avenir. Tout ce qui existe et a été créé par Dieu  : le Ciel et l’enfer, la terre, les astres, le soleil, la lune, les mondes connus et inconnus, tous les êtres animés ou inanimés, absolument tout reçoit l’être et la vie du vouloir, du pouvoir, de la science et de la sagesse toute-puissante de cette Lumière infinie qui est Dieu, unique Source d’où provient toute la vie qui existe et à côté de laquelle toute autre lumière et vie n’est rien de plus qu’une participation ténue, un pâle reflet de son étincelle. Ainsi les Anges dans le Ciel, regardant ce miroir de lumière qui est Dieu, voient tout en Lui, savent tout, connaissent tout, à cause de leur union totale avec Dieu et de leur participation à ses dons.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima
Mardi 7 Février

Bx Jacques Salès et Guillaume Sautemouche, St Romuald

Sœur Lucie a cherché dans l’Écriture sainte quand elle a écrit ses Apelos. On lui avait dit toute sa vie que l’Évangile suffit, comme disait Ratzinger ou Bertone… Pas besoin des révélations de Fatima  ! À moins que les révélations de Fatima nous fassent comprendre la révélation divine. C’était la grande pensée de notre Père, tellement géniale, de dire que c’est un renouvellement  ; ce ne sont pas des apparitions quelconques, ce n’est pas des apparitions privées, comme ils disent, c’est un renouvellement de l’Alliance.

La dévotion au Cœur Immaculé de Marie, c’est l’Alliance que Dieu veut établir dans le monde, aujourd’hui, dans ce monde moderne, apostat, pour le sauver. C’est une alliance, c’est un mariage de l’âme avec Marie, comparable au mariage virginal de saint Joseph et de la Sainte Vierge, ou de sainte Cécile et de Valérien.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 2 septembre 2014
Mercredi 8 Février

Très Saint Cœur de Jésus et Marie

Le quatrième tableau du bienheureux Cœur de la très bénie Vierge, c’est cette merveilleuse Fontaine que Dieu fit sortir de la terre au commencement du monde  : «  une fontaine montait de la terre, qui arrosait toute la surface de la terre.  » (Gn 11, 6) Car saint Bonaventure nous dit que cette fontaine figurait la très Sainte Vierge. Mais nous pouvons dire aussi raisonnablement que c’est une figure de son Cœur, lequel est véritablement une fontaine vive dont les eaux célestes arrosent non seulement toute la terre, mais toutes les choses créées qui sont en la terre et au ciel…

C’est la fontaine scellée de la sainte Épouse. Dieu seul qui l’a créée par son divin Esprit connaît et sait le nombre et la mesure des grâces qu’il a cachés dans cette fontaine scellée de laquelle nous pouvons dire que c’est  : une fontaine de lumière, une fontaine d’eau bénite et sainte  ; une fontaine d’eau vive et vivifiante, une fontaine de lait et de miel, une fontaine de vin, une fontaine qui est la source d’une infinité de biens.

Saint Jean Eudes
Le Cœur admirable de la Très Sacrée Mère de Dieu
Jeudi 9 Février

Saint Cyrille d’Alexandrie

Quand on ouvre le tiroir “ Fatima ”, on ne voit plus que Fatima, mais on ne voit plus du tout Adam et Ève au paradis terrestre  ! Jamais, c’est trop loin  ! Et le contraire est aussi vrai  : jamais je n’avais fait la moindre comparaison entre le paradis terrestre d’Adam et Ève et le Paradis de Fatima, de Lucie, de Jacinthe et de François. Mais c’est pareil  ! Ils sont innocents d’un côté et de l’autre. Ils sont étonnés – c’est le mot que les enfants emploient eux-mêmes – quand ils entrent dans le mystère de Dieu. Ils sont entrés dans le mystère de Dieu  ? Qu’est-ce que vous nous racontez là  ? Mais oui, ce doit être comme Adam et Ève  !

Ensuite, je me suis dit  : alors, il y avait des anges à Fatima, comme on voulait  ! On en a vu un trois fois  ! Mais au paradis terrestre, je n’avais jamais pensé que les anges pouvaient venir faire la sarabande et sonner la cloche pour que les enfants aillent en classe pour apprendre à parler et à lire, jamais  ! Pourquoi  ? Remarquez que je dis ça avec une petite ironie. J’y crois  ! Il y a évidemment mille chances que ce soit vrai  !

Notre Père, Tendresse et dévotion, retraite de 1998
Vendredi 10 Février

Sainte Scolastique, Saint Arnaud

Quand j’imagine Adam, tout seul dans le paradis, je l’imagine comme le petit François avec son bonnet de coton et sa mine bien franche. Je me dis  : Adam ressemblait à ça  ! Et Adam était rassasié de la présence de Dieu comme ça  ! Ces trois apparitions des Anges sont premièrement comme une initiation progressive à ce qu’est la gloire de Dieu et la manifestation de Dieu dans leurs âmes, pour qu’ils soient de moins en moins stupéfaits, ahuris, ne pouvant pas se relever de leur extase. Il fallait tout de même qu’ils en sortent.

On se dit  : que faisaient-ils au paradis terrestre  ? Que peut-on y faire, puisqu’il n’y avait pas de guerres, de cinémas, de dancing, etc.  ? Et quand je dis que la Sainte Vierge a peut-être été créée, son esprit du moins, longtemps avant la création d’Adam et d’Ève, et même avant cet épouvantable diable, ce Serpent ignoble, avant tout ça, la Sainte Vierge était déjà quelque part. Et maintenant, cela ne m’étonne pas. Si elle était dans ce bonheur que les enfants de Fatima ont connu, elle pouvait l’être, et quand on est dans ce bonheur-là, on ne voit plus passer le temps  ! Il passe, mais on ne le voit plus passer, tellement on est heureux  !

Notre Père, Tendresse et dévotion, retraite de 1998
Samedi 11 Février

Notre-Dame de Lourdes

Quand nous passerons les Pyrénées en nous rendant à Fatima, le 13 octobre 1996, nous aurons un élan du cœur, des larmes d’émotion en saluant de loin la grotte de Massabielle, le presbytère de Lourdes, la Vierge couronnée de ce nom même qu’elle se donna quatre ans après l’avoir reçu comme un nom de baptême de la bouche inspirée du saint, du très grand et très incontestable saint que notre âge apostat honnit, Pie IX.

Mais nous passerons outre, comme la Vierge Marie poursuivant sa fuite au désert, de Paris à Lourdes, s’en fut de Lourdes à Fatima quand l’Antichrist devenu persécuteur lui fît chercher refuge en la dernière Terre qui fût sienne, au Portugal où l’Adversaire ne l’atteindrait jamais  ! Nous aussi, comme ça se trouve, nous serons comme des fuyards, comme des pieds noirs arrachés de leurs paroisses, de leurs terres, de leurs cimetières, comme des exclus de leurs propres foyers et églises. Et vraiment les derniers de leur race dévastée, allant auprès de Notre-Dame de Lourdes devenue portugaise, par adoption de cette terre d’asile pour personnes déplacées. Et notre prière sera un cri,

«  ô Marie  ! ô Mère chérie  !
Garde au cœur des Français la foi des anciens jours  !
Qu’il monte jusqu’au Ciel, ce cri de la patrie  :
Catholique et Français toujours  ! toujours  ! toujours  !  »

Notre Père, Lettre à la phalange n° 57, 25 mars 1996
Dimanche 12 Février

Sept fondateurs des Servites

Nous devons partir de ce principe  : toute notre vie, quelle que soit la condition ou l’état dans lequel nous nous trouvons, et d’une façon toute particulière l’état du mariage, doit être une vie de pardon. Fragiles, misérables et pécheurs, nous le sommes tous. La vie est donc tout à fait ainsi. Nous, nous tombons et nous aimons qu’on nous excuse, qu’on nous pardonne. Ceux qui vivent avec nous tombent aussi, et nous devons avoir un cœur grand, qui sache pardonner et excuser, qui sache même réparer la chute, la faute, et payer d’une caresse, avec amour, faisant même comme si nous n’avions pas entendu

Entourez votre mari de tant d’attentions et de soins, de tant de tendresses et de manifestations d’estime, de tant de délicatesses et démonstrations d’amour, qu’il éprouve ce qu’il ne pourra trouver nulle part ailleurs. Si vous faites ainsi, je vous assure que dans peu de temps, peut-être même sans vous en rendre compte, vous commencerez à être plus appréciée, plus estimée et plus aimée. On n’allume pas un feu sans qu’il y ait auparavant la petite flamme qui le lancera. Allons  ! Cette petite flamme doit jaillir du cœur de l’épouse, c’est elle qui doit être la victime qui sait tout souffrir en silence, qui sait payer la froideur par une caresse, le mépris par une attention, l’oubli par la délicatesse.

Lettre de sœur Lucie à une amie, 8 septembre 1951
Lundi 13 Février

Bse Béatrice, Dies natalis de Sœur Lucie

Mon Dieu, je vous aime de tout mon cœur, je désire vous aimer pendant toute l’éternité. J’accepte avec tout mon amour la mort que vous aurez la bonté de m’envoyer et je vous demande humblement pardon. Je vous l’offre pour la conversion des pécheurs et le soulagement des âmes du Purgatoire. Acceptez, mon Dieu, ma vie, comme je vous l’offre, et accordez-moi, par miséricorde, de mourir dans un acte de parfait amour.

Prière d’acceptation de la mort de sœur Lucie,
écrite à l’intention de sa mère, 23 janvier 1930
Mardi 14 Février

Saint Cyrille et saint Méthode, Saint Valentin

Comme je me sens heureuse de m’être consacrée à Jésus dès mes jeunes années et, savez-vous, bien des fois, j’ai du regret des jours que j’ai passés dans le monde  ! Oh  ! si les âmes qui s’adonnent aux maximes du siècle savouraient un jour les délices de l’âme qui souffre aux pieds de Jésus crucifié  ! Là, les jours où l’on ne souffre pas pour l’amour de Jésus deviennent insipides et presque insupportables. Ce divin Sauveur est si bon  ! Il est toujours si attentif aux besoins des âmes  : ah  ! si nous pouvions correspondre dignement à l’attente de l’Hostie Immaculée  ! En ces jours de Carême, nous Le voyons tant souffrir pour notre amour. Qui ne serait jamais capable d’un tel excès  ? Au moins que nous, nous tâchions de Lui ressembler, nous tâchions de L’aider à boire le calice jusqu’à la dernière goutte en souffrant avec générosité tous les sacrifices que sa divine Miséricorde daignera nous demander. Ah  ! que Jésus fasse de nous des martyres de son amour  ! Nous disions un jour que, dans la sainte Communion, Jésus rassasiait tous nos désirs, mais maintenant je dis que, dans la Divine Eucharistie, Jésus les avive davantage.

Lettre de sœur Lucie à madame Filomena Miranda, 1927
Mercredi 15 Février

Saint Claude la Colombière, Dies Natalis de notre Père

On ne va pas au Ciel par les plaisirs. On ne conquiert pas le monde par les armes. On va au Ciel, on conquiert le monde par la mort, et non pas la mort subie, mais la mort offerte.

Notre Père, 8 avril 2001
Jeudi 16 Février

Pousse-toi de là, Pierre, laisse-moi passer, je sais mon chemin, c’est le chemin de la Croix  ! Si tu veux m’être fidèle, derrière moi, porte ta croix avec moi. Ô Jésus, les leçons que Vous avez données à vos Apôtres et à vos disciples, Vous n’avez pas à les répéter, elles sont dites une fois pour toutes, pour toutes les générations et donc, pour nous-mêmes. Et donc, il faut que je perde ma vie ici-bas d’une manière ou d’une autre, si je veux la gagner dans l’éternité, être avec Vous.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 27 septembre 2009
Vendredi 17 Février

Sept saints fondateurs de l’ordre des Servites, Dies natalis du Père Joseph Krémer

Nous avons donc bien lieu de rendre grâces au Cœur Immaculé de Marie Auxiliatrice qui nous garde aujourd’hui à son service, comme elle a gardé le Père Krémer  : «  La Providence m’a accordé la grâce de connaître l’abbé de Nantes au bon moment, sinon j’aurais ou perdu la foi ou suivi Mgr Lefebvre.  » Cette rencontre s’est faite sous l’égide du Cœur Immaculé de Marie auquel le Père Krémer avait consacré sa paroisse de La Ressource, à La Réunion, dédiée à Notre-Dame Auxiliatrice.

Notre-Dame Auxiliatrice s’identifie avec l’Immaculée, victorieuse de toutes les hérésies dans le monde entier, qui écrase la tête du Serpent. Elle le manifeste aujourd’hui en prenant possession de cette maison, comme promis par notre Père, il y a quelques années, il y a exactement dix ans. C’était au soir de la Journée champenoise du 4 février 1996  : «  C’est l’heure de Dieu  », nous disait-il. Il pressentait tous les périls qui menaçaient de nous anéantir, et nous ont en effet assaillis cette année-là.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 5 août 2006,
Inauguration de la chapelle de Marie-Auxiliatrice
Samedi 18 Février

Sainte Bernadette

«  La Vierge s’est servie de moi comme d’un caillou, comme d’un balai. Le balai sert à enlever la poussière. Quand il a fini sa besogne, on le met derrière la porte et il y reste. C’est mon cas.  » (sainte Bernadette)

Voilà des paroles que nous ne pouvons pas oublier, parce que nous ne pouvons pas oublier comment elle a vécu et comment, avec une grande simplicité, elle a rempli ses emplois quels qu’ils soient, sans jamais se mettre sur un piédestal, un escabeau pour avoir l’air d’être supérieure à ce qu’elle était avant les apparitions. Elle est restée telle. Les apparitions, c’est ce dont elle était chargée de témoigner, c’est tout, comme de balayer une pièce. Elle avait déjà beaucoup d’humilité et parce qu’elle en avait beaucoup, elle avait beaucoup à aimer l’humilité et elle n’avait pas de peine à prendre la résolution d’être plus humble encore.

Notre Père, 23 janvier 1998
Dimanche 19 Février

Dieu ne me demande pas seulement, d’une manière générale, une disposition d’âme à embrasser le plus parfait, comme dit sainte Thérèse. Il le requiert de moi à chaque instant  ! C’est pourquoi, pour y arriver, j’ai besoin que l’amour en moi domine complètement la nature. Mais je me livre entièrement à l’action de la grâce dans mon âme et à la protection du Cœur Immaculé de ma si chère Mère du Ciel. Elle m’aidera, je l’espère.

Lettre de sœur Lucie au Père Gonçalves, 20 juin 1941
Lundi 20 Février

Bx François et Jacinthe

La Sainte Vierge a dit à François et Jacinthe le 13 mai «  Vous aurez beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.  » La Vierge Marie ouvre les mains et ils entrent en Dieu, comme avec l’Ange. Maintenant, c’est la Vierge qui est Médiatrice et elle leur donne la présence de Dieu. Cette présence les envahit. Ils disent qu’ils se voient eux-mêmes en Dieu. François et Jacinthe sont frappés parce que lorsqu’ils sont en Dieu, ils découvrent la tristesse de Dieu. «  As-tu vu comme Dieu est triste  ?  » Chose qui ne s’est jamais dite jusqu’à eux dans l’histoire.

Le 13 juin, ils savent qu’ils iront bientôt au Ciel. Ils se voient encore en Dieu et puis, nouveauté, le Cœur Immaculé de Marie se montre à eux et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie est une promesse de salut. François n’entend pas, mais quand on lui répète, il comprend très bien. C’est ainsi que, d’une apparition à l’autre, la Sainte Vierge va nous rappeler toute notre religion. Sachant très bien que ce siècle devait être le siècle de la grande apostasie, elle prend les devants et nous montre notre religion dans des termes inoubliables. (à suivre)

Notre Père, 25 août 1996
Mardi 21 Février

Saint Pierre Damien, Bx Noël Pinot

Le 13 juillet  : «  Sacrifiez-vous pour les pécheurs.  » C’est la plus grande apparition parce que la révélation de la Sainte Vierge est tout à fait étonnante. D’abord, elle leur parle. Elle leur dit qu’il faut dire le chapelet tous les jours et pas pour eux seulement, elle le dit à toute la terre  : si on veut être sauvé, si on veut être sous la protection de la Sainte Vierge, il faut réciter le chapelet tous les jours.

Quand on a dit à Lucie qu’il n’y avait pas beaucoup de gens damnés, elle a dit «  Les âmes tombent en tourbillon dans l’enfer.  » Ce n’est pas moi qui l’ai inventé. Les enfants en ont été si frappés qu’ils étaient hantés par cela. Ils disaient à Lucie «  Quand est-ce que cela se termine, l’enfer  ? Quand en sort-on  ?  » Et Lucie  : «  Ils n’en sortent jamais.  » Alors, il faut prier, prier pour les pécheurs, pour qu’ils se convertissent.

Notre Père, 25 août 1996
Mercredi 22 Février

Bse Isabelle de France, Chaire de saint Pierre à Antioche

Que devons-nous faire  ? Ce que Dieu voudra  ! À la veille de la fondation de notre communauté à Villemaur, il écrivait à son directeur spirituel  : «  On me dirait de la part de Dieu  : Allez là  ! j’irais. La vie est si peu que je l’emploierais bien à n’importe quoi pour faire plaisir à quelqu’un. Ne serait-ce qu’un tout petit service de la Gloire de Dieu, voilà pour moi aussitôt un devoir sacré qui vaut cent et mille vies.  »

C’est son message, à la veille de notre fondation à Magé, avouez que ça tombe bien  ! Oui… Mais, mine de rien, cela suppose de mourir réellement à moi, au monde, au démon. Par amour. Pour nous appliquer à cette Règle qu’il nous a laissée pour nous vouer à la vie parfaite selon l’enseignement des saints Pères, mais dans une tonalité qui lui est propre, de «  louange de la Gloire de Dieu  ».

Définition qu’il se fait donner par Notre-Seigneur Jésus-Christ, à la manière du Père de Foucauld  : «  Ce qui est pour moi une gloire c’est ton renoncement, tes moindres sacrifices, ta peine du silence et du vide quotidien. Quand tu pourris sur place, quand le démon t’a sollicité et que tu as fui à l’église, là, c’est ma gloire. Quand tu as fait ta petite journée de curé, pleine de prière, de sacrifice et de petites actions de charité apostolique, là est ma gloire.  »

Frère Bruno de Jésus-Marie, 12 février 2016
Jeudi 23 Février

Saint Polycarpe, Saint Pierre Damien

Dans ces passages, Jésus a enseigné l’existence de l’Enfer et de la damnation éternelle  ; et il en est question dans tant de pages de l’Évangile qu’il serait trop long de les transcrire ici. Comprenons bien qu’il ne nous est pas demandé de nous arracher les yeux ou de nous couper les mains ou les pieds  ; mais ce que Dieu veut c’est que nous arrachions et coupions les tentations, les mauvaises inclinaisons, les passions et les vices qui nous entraînent sur la voie du péché et peuvent être ainsi la cause de notre damnation éternelle.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima
Vendredi 24 Février

Saint Mathias

Voici la loi du mariage  : dès que les deux époux se sont unis avec la bénédiction de Dieu, ils ne forment l’un et l’autre qu’un seul être, et cette union n’admet pas de séparation  : Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni. Ils ne forment plus qu’un seul être par le lien de l’amour qui les conduit à la donation mutuelle, dans un même idéal de coopération avec l’action de Dieu dans l’œuvre de la création, qui les mène au sacrifice et à l’immolation que le don de soi exige toujours, qui les pousse à se comprendre, à s’excuser et à se pardonner. C’est ainsi qu’un foyer se donne des bases solides, se sanctifie et glorifie Dieu. Un foyer doit être comme un jardin, où de nouveaux boutons de rose s’épanouissent et apportent au monde la fraîcheur de leur innocence, leur regard pur et confiant dans la vie, et le sourire de leur jeunesse joyeuse et candide. C’est alors seulement que Dieu se complaît dans son œuvre créatrice, qu’Il la bénit et incline vers elle son regard de Père.

Sœur Lucie, les Appels du Message de Fatima
Samedi 25 Février

Bse Isabelle de France

Je vais vous faire en raccourci le troisième Évangile qui est moins grandiose et moins terrible que l’Évangile de notre bon Père du Ciel, moins difficile à comprendre que l’Évangile de notre cher Jésus, Fils de Dieu, Sauveur. C’est l’Évangile de la Vierge Marie. Ça ressemble. Jésus parlait avec les apôtres qui l’entouraient, quelques saintes femmes et nous voyons la Sainte Vierge, comme Jésus lui-même, s’entourer de petits enfants pour faire leur éducation religieuse. Jésus avait dit lui-même  : “ Laissez venir à moi les petits enfants. ” La Vierge parle à ces petits enfants et quand Elle leur a enseigné ce qu’Elle veut, Elle leur donne un billet pour le Ciel où ils iront sûrement. Cet Évangile est particulièrement attrayant, pas difficile à comprendre, du moins en général. Je vais vous le résumer et nous allons partir pour Fatima. (à suivre)

Notre Père, 6 janvier 2001
Dimanche 26 Février

On peut résumer cette unique entreprise en une suite d’initiatives de notre divine Médiatrice, les initiatives de la Vierge qui apparaît en France et en d’autres pays, reliées par ses enfants prédestinés. Nous allons voir des fils et des filles entourer la Vierge Marie  ? Oui. D’abord, les petits enfants ont vu l’Ange du Portugal. C’est un serviteur de Dieu venu leur enseigner ses premiers secrets. Ces trois enfants, après son passage, n’ont su dire qu’une chose  : il était lumière. Comme à des grandes personnes, il leur dit le but de sa visite  : «  Les Saints Cœurs de Jésus et Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez sans cesse au Très-Haut des prières et des sacrifices.  »

Et, chose stupéfiante, l’Ange leur donna la Communion alors qu’ils n’avaient pas encore fait leur première Communion. Il donna le Calice à boire aux plus petits et l’Hostie à manger à Lucie. Les enfants étaient transportés d’allégresse. (à suivre)
Lundi 27 Février

Bse Marie Deluil-Martiny, Saint Gabriel de la Vierge des Douleurs

En 1917, ce furent les visites de Notre-Dame qui vont du 13 mai au 13 octobre. On se demande pourquoi la Sainte Vierge s’est adressée à des petits enfants de rien du tout. Le dimanche 13 mai, Notre-Dame leur demanda  : «  Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances  ?  » Ce n’est pas comme cela qu’on s’adresse d’habitude à des enfants. Nous allons voir que, baignant dans la lumière de Dieu, ces enfants vont devenir très intelligents. Ils recevaient des dons de lumière, de compréhension, ce qui fait que l’Ange d’abord, la Vierge ensuite, leur parleront avec des paroles très exigeantes. Ils les comprenaient, ils les acceptaient, ils couraient après, si je puis dire. Et nous entendons ces paroles, que dirons-nous  ? On a le temps de réfléchir  ! La Vierge Marie trouve en eux des âmes réceptives. (à suivre)
Mardi 28 Février

Le 13 juin, après avoir dit à Lucie  : «  “ Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu ”, Notre-Dame ouvrit les mains et nous communiqua pour la deuxième fois le reflet de cette lumière immense. Dans cette lumière, nous nous voyions comme submergés en Dieu.  » Évidemment, ce ne sont pas des paroles d’enfants, ce sont des paroles de saints. Quand la vision eut disparu, Jacinthe avait tout compris  : «  Notre-Dame a dit que son Cœur Immaculé serait ton refuge et le chemin qui te conduirait à Dieu, n’aimes-tu pas cela beaucoup  ? Moi, j’aime tant son Cœur. Il est si bon  !  », dit Jacinthe à Lucie pour l’encourager.

C’est ainsi que les enfants voient ce Cœur de la Vierge Marie, brûlant d’amour. Ce Cœur les touche, les émeut. C’est une première chose qui va nous contrister, parce que je ne sais pas si nous autres, nous sommes tellement émus par la vue du Sacré-Cœur de Jésus et de Marie. Évidemment, on pourrait en faire un dessin, mais nous n’avons pas la vertu, le charisme de ces enfants. Laissons-nous instruire, et en écoutant ce que ces enfants ont appris, il faudra que nous essayions de les

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s